Ce que je ne fais plus ,pour être moins anxieuse!

 

  • Écouter les informations télévisées avant de me coucher.

Pendant une grande partie de mon adolescence et de ma vie adulte, j’avais pour habitude d’écouter le journal télévisé avant de me coucher. Un jour, j’ai réalisé que ça me mettait dans un état parfois proche de la panique (surtout lorsqu’il était question de toutes les atrocités et guerres de par le monde).

Je me couchais parfois avec une boule dans la gorge et l’Impression d’avoir comme un poids qui m’empêchait de respirer profondément. Les conditions idéales pour des  nuits d’insomnie ou du moins des nuits passablement agitées. J’ai donc pris la décision d’écouter les nouvelles à l’heure du souper et plus du tout avant de me coucher. Ça a vraiment fait une différence dans ma vie. Je me sens moins envahie par toutes ces mauvaises nouvelles sur lesquelles je n’ai la plupart du temps aucun contrôle.

  • Consulter mon cellulaire dans l’heure précédent le coucher.

On en parle souvent comme une stratégie pour un meilleur sommeil parce que la lumière bleue retarde le signal du sommeil. C’est vrai pour moi, mais ça va plus loin. Comme mon cerveau a une mauvaise tendance à s’activer le soir au coucher, c’est encore pire si j’ai eu la mauvaise idée de consulter Facebook ou encore pire Pinterest juste avant.

Mon esprit a alors fait le plein d’idées de toutes sortes à explorer et se met ainsi en mode exploratoire juste au moment où je veux dormir et être en paix. En décrochant des écrans une heure ou plus avant l’heure du dodo, je minimise les chances que mon hamster se mette en mode course au moment le moins opportun. Déjà simplement en mode marche lente (je n’ai pas encore trouvé le mode arrêt) ce n’est pas toujours facile.

  • Boire deux cafés (caféinés) en ligne ou plus de deux cafés par jour (l’idéal étant un café avant midi)

J’adore le café alors pour moi ça a vraiment été un tour de force de diminuer et dans certaines périodes de me limiter au décaféiné. Seulement, je me rendais compte que si je prenais plus d’un café et (genre lors d’un brunch ou d’un repas du matin qui s’éternise) surtout un à la suite de l’autre, je devenais beaucoup plus fébrile.

Qui dit fébrilité dans mon cas dit maintenant anxiété. Je n’avais pas fait l’association avant, mais cet état de fait n’a pas dû m’aider beaucoup dans ma vingtaine ni lorsque mes enfants étaient plus jeunes.

Dans la vingtaine, j’ai commencé à boire du café pour me tenir éveillée à l’université. Plus tard, lorsque mes enfants sont arrivés, ce fut une question de survie histoire de ne pas m’endormir debout !!!

Le café, c’est comme un cercle vicieux. C’est bon, ça nous garde éveillés le jour, mais dans mon cas quand j’en prenais trop, ça me gardait éveillée aussi la nuit. Donc j’en avais besoin de plus le lendemain et ainsi de suite. De plus je devenais comme hyper vigilente et plutôt hyperactive.

J’ai parfois des rechutes de café. Je vois tout de suite l’effet sur mon sommeil et mon anxiété. Donc je découvre de plus en plus de très bons cafés décaféinés!

  • Être inactive physiquement

Ça aussi c’est un autre cercle vicieux. En période d’anxiété, ma tendance naturelle est au repli sur moi. Je n’ai jamais assez de temps ou d’énergie pour m’activer physiquement.

Pourtant, dès que je réussis à me botter le derrière et à aller marcher ne serait-ce que 15 min, je me sens déjà plus relax et moins tendue. Maintenant, je m’efforce constamment de lutter contre ma tendance naturelle au repli et à l’inactivité (en période d’anxiété) et je m’active.

J’ai reçu en cadeau une montre qui enregistre mes pas et qui m’avertit lorsque je suis assise depuis plus de deux heures (pas la nuit…). Ça me motive à atteindre mon objectif de 12000 pas par jour (au premier niveau!!!).

C’est bien pour moi qui ai aussi la procrastination facile. Avant d’avoir cette montre, je me disais souvent bof j’ai assez bougé pour aujourd’hui. Maintenant, je ne peux plus me mentir. Pour ceux que ça intéresse, je sais qu’il y a aussi plusieurs applications gratuites pour les cellulaires.

 

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Les orages et moi!

Je suis en camping et soudain le tonnerre gronde et les éclairs zèbrent le ciel. La petite fille que j’étais aurait tremblé de peur. La femme d ’aujourd’hui, elle adore les orages, même les orages électriques. Bon c’est certain que si je suis dans l’eau où dans un endroit à découvert, je ne me sens pas tellement rassurée. J’ai toujours été la première mère à faire sortir ses enfants de l’eau au premier coup de tonnerre. Je ne dirais pas que c’est l’angoisse qui me pousse à agir ainsi, mais la prudence. En tant qu’anxieuse, je suis rarement imprudente. Je trouve cependant qu’il est facile de voir de l’anxiété dans la prudence. Les gens imprudents arrivent facilement à faire sentir coupable les prudents (pas toujours à cause de l’anxiété) dont je suis.

Enfant, j’avais vraiment une peur très proche de la panique lors des orages. Pourtant, mes deux parents étaient prudents, mais n’avaient pas peur de ces orages. Mon père aimait bien nous raconter comment il se protégeait sous les arbres et les charrettes de foin lorsqu’il lui arrivait de se faire prendre par un de ces orages. Ma mère elle, aimait beaucoup s’assoir sur une galerie couverte et regarder les éclairs.

Moi, je ne sais pas exactement quand c’est arrivé, mais j’arrêtais littéralement de respirer à chaque coup de tonnerre. Enfouie sous mes couvertures (si possible) je comptais les secondes entre chaque l’éclair et le tonnerre suivant. Ainsi, selon la science enfantine de l’époque, je pouvais savoir si la foudre tombait loin ou près de chez moi. J’ai longtemps rêvé que mon père installe un paratonnerre sur le toit afin que je puisse enfant respirer lors de ces colères de la nature.

Mes parents avaient beau me répéter que même sans paratonnerre, il était rare que la foudre tombe sur une maison. De plus, comme nous avions plusieurs arbres plus hauts que celle-ci, ils nous protégeaient pour ainsi dire. Il arrivait souvent que je doive aller dormir avec mes parents jusqu’à ce que l’orage passe. Encore à l’adolescence, j’étais incapable de rester seule pendant un orage si tel était le cas j’étais terrorisée.

Je crois que le déclic vers la guérison de cette peur a eu lieu lorsque je suis devenue mère. Je ne voulais absolument pas transmettre cette peur qui avait affecté ma vie jusque là. Ça ne s’est pas fait vraiment de façon consciente, mais je sais que ma peur s’est comme envolée avec cette période de ma vie. J’imagine aussi qu’avec le temps, j’ai fini par me raisonner. Les paroles de mes parents ont fini par faire leur chemin. Sans le savoir, j’ai donc appris à relativiser.

Au fil des ans, l’expérience m’a aussi appris que si on fait le maximum pour être en sécurité, et qu’on lâche prise ensuite, on peut même arriver à apprécier ce phénomène naturel. Je dois même avouer que c’est parfois de toute beauté de regarder un orage, bien au sec et à l’abri. C’est ce que je fais présentement en écrivant ce texte. Je ne vous dirai pas que je ne sursaute plus jamais (seulement lors des gros coups de tonnerre, vous savez ceux qui vous donnent l’impression qu’une bombe est tombée tout près). Cependant, j’arrive à m’endormir et à rester endormie maintenant. C’était vraiment chose impossible pendant plusieurs années.  Comme quoi certaines choses peuvent changer avec le temps , heureusement pour moi.

 

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Ces phrases à ne pas dire à une personne anxieuse!(version améliorée)

 

  • Ben voyons, tu t’inquiètes pour RIEN!

 La plupart du temps, nous  le savons déjà, mais nous sommes  incapables (momentanément) de nous  raisonner. Pour nous, présentement c’est la fin du monde. Le mont Everest est droit devant et non ce n’est pas RIEN pour nous.

 

  •  ARRÊTE-DONC de t’inquiéter tout le temps pour tout comme ça….

 

Croyez- moi, si nous  pouvions, nous arrêterions sur-le-champ. Ce qui nous donnerait de meilleures nuits de sommeil, moins de maux de tête, de douleurs à la nuque, de sueurs froides et tous autres symptômes connexes….Pensez-vous réellement que c’est un choix….Que les anxieux se disent…tiens …rien à faire ces temps –ci….Je vais m’inquiéter un peu!!!

 

  • POURQUOI  penses-tu toujours au pire?

 

Euh! Si on  le  savait on  n’aurait  pas besoin de médication ou d’autres trucs pour gérer notre anxiété. Nous   serions sûrement en nomination pour  le prix Nobel de la paix intérieure et de la Zénitude!!!

 

  • Ça va BIEN aller voyons! Arrête de t’en FAIRE AUTANT!

 

Ok, c’est plate pour vous,  mais nous sommes incapables de vous croire sur parole. Nous avons besoin de concret, de preuves. Apportez-nous vos arguments . Parfois, nous sommes carrément incapables de réfléchir de façon logique. Nous savons  que nos peurs ne sont pas rationnelles, mais on  s’inquiète quand même souvent pour nous il ne s’agit pas de AUTANT….mais de niveau d’inquiétude ordinaire.

 

 

Soyez calme et patient (très patient ,je sais) avec nous. (Je sais très bien que ça ne doit pas toujours être facile et que souvent les anxieux épuisent aussi leur entourage.) La plupart du temps nous avons besoin d’être écoutés, de  pouvoir parler de nos angoisses sans être jugés (si vous en êtes capables, c’est déjà extraordinaire). Nous nous sommes déjà jugés nous-mêmes et encore plus sévèrement que vous pouvez en être certain.

 

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Chronique du mercredi

Cette chronique fera relâche pour ce mercredi ainsi que le suivant.

Je vous invite donc à aller sur la page : Mes lectures sur ce blogue.

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J’ai bien l’intention de danser sous la pluie!

Comme je suis en vacance loin de tout (mais au Québec),et que la température laisse à désirer depuis le début de l’été, je pars avec la ferme intention de danser sous la pluie s’il le faut. On s’en reparle à mon retour!

Avez-vous remarqué dans les BD, lorsque l’on  veut montrer qu’un personnage ne se sent pas bien (mentalement ,la plupart du temps) ,on met un nuage gris au-dessus de sa tête). Ce nuage le suit partout, mais personne ne le voit, (en tout cas personne n’en parle).

Il y a des jours, parfois des périodes plus ou moins longues, où je me sens comme un de ces personnages.

Être anxieux, c’est parfois sentir un nuage au-dessus de sa tête, mais sans savoir précisément pourquoi? Comme un sentiment de mauvais présage, une prémonition que le pire peut arriver. Mais quoi ? À qui ? Quand ? Comment ?

Il peut arriver que le nuage ne fasse que passer et qu’on arrive à force de respirations profondes, de yoga, de médiations et j’en passe à le faire disparaître ( jusqu’à la prochaine fois).

Parfois, le nuage est plus sournois. Il nous suit, mais il donne l’impression d’être bleu (un bleu pâle, mais bon). Son côté noir n’est pas très loin.

Je crois avoir trouvé l’explication dans cette phrase de J. Dugas (un psychologue de l’Université Concordia. ): «Ceux qui ont un trouble anxieux généralisé s’inquiètent quand ils ont des problèmes et s’inquiètent aussi quand ça va bien, car ils se disent que ça pourrait changer ». Dans le mille! Pour moi c’est vraiment ça. J’ai tendance à m’inquiéter aussi quand ça va bien. Comme si en m’inquiétant un peu tout le temps, je pouvais me prémunir contre le pire ( une grosse déception ou je ne sais trop quoi!).

Bien sûr, en essayant de mieux gérer mon stress et en prenant ma médication, c’est beaucoup mieux. Il reste que parfois, quand ça va vraiment bien!

 

  • Il fait un soleil radieux

  • Ma chanson préférée passe à la radio (oui je l’écoute encore…)

  • Je suis en forme et en santé, ainsi que ma famille

  • Au travail, pas de nuages

  • Les enfants (ils sont ados++)…tout est relativement bien

J’en passe, vous voyez le topo, vous savez de quoi je parle. Il s’agit d’un moment bénit.Pour tout le monde, il peut avoir une durée relative. Je parle ici du MOMENT PRÉSENT. Oui celui que nous anxieux cherchons comme le Saint Graal.

Souvent ce fameux moment, on le gâche! Parce qu’on se dit que ça ne va pas durer, que le vent va tourner. Comme si, on n’avait pas le droit de vivre un de ces moments précieux. Comme si, il nous était interdit de se « pèter les bretelles» un bref instant en se disant : Wow! La vie est belle!!! On s’imagine toujours que c’est à ce moment précis que bang! On va frapper un mur. Alors on n’ose jamais se réjouir vraiment, au cas où.

Pourtant, le changement fait partit de la vie. Rien ne dure éternellement. C’est vrai pour les bons moments, comme pour les mauvais. Dans les deux cas, j’essaie maintenant de me dire que c’est une chance. Quand ça va mal, il ne faut pas perdre espoir et se dire qu’avec de la patience ça va changer. Quand ça va bien, il faut arrêter de s’en faire en se disant que ça va changer et se mettre à faire de l’angoisse.

J’essaie plutôt de saisir le moment, d’en profiter pleinement et de faire  preuve de gratitude. Oui ça va changer. C’est une des certitudes de la vie.  Sauf que, si je suis incapable de profiter des bons moments de ma vie, je passerai donc celle-ci à ne vivre que de mauvais moments (réellement ou par anticipation).

Mon choix est fait. Je ne veux pas vivre avec ce nuage qui me suit. Les nuages font partie de la vie, et on dit toujours qu’après la pluie vient le beau temps. Je sais que c’est un gros cliché, mais j’ai décidé de m’en inspirer. Car justement, après des jours particulièrement pluvieux, je me dépêche de mettre le bout du nez dehors pour profiter de cette chance d’avoir un beau ciel bleu et un soleil radieux. Il ne me viendrait jamais à l’idée de rester à l’intérieur pour ne pas être trop déçue lorsque la pluie sera de retour!!!

Je termine avec cette citation de Sénèque : La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe. C’est d’apprendre à danser sous pluie!

Alors, chers anxieux, il est grand temps pour nous d’apprendre à danser sous la pluie !!!

 

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