Êtes-vous du genre à procrastiner?

Avertissement: normalement je n’aime pas beaucoup les photos de chats (n’ayez donc pas peur, vous n’en verrez pas beaucoup sur ce blogue).Cependant, quand il est question de procrastination, quoi de mieux qu’un chat qui s’étire langoureusement,pas trop pressé de se mettre en route pour bien illustrer le concept.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai découvert que l’anxiété et la procrastination ne font pas bon ménage! Lorsque quelque chose m’angoisse, j’ai tendance à procrastiner drôlement en rapport avec cette chose ou ce problème à régler. Je croyais ainsi  être moins angoissée en repoussant le plus possible le moment de m’occuper du dit problème.

Au cours de mes recherches au sujet de cette fabuleuse anxiété, quelle ne fut pas ma surprise de constater que cette tendance à la procrastination , loin de diminuer mon anxiété, contribuait à l’entretenir…..AHHHHHH!

Pendant et suite à ma lecture du livre : « Comment faire bouger son Mammouth! », j’ai vraiment réalisé à quel point c’était vrai. Lorsque j’étais à l’université, je me faisais une joie de proclamer que je travaillais mieux sous pression, à la dernière minute!!!

Il y a quelques années encore, c’était ma façon régulière de régler les problèmes les moins intéressants ou les plus difficiles. Puis ,je me suis mise à faire une introspection autour de ma procrastination.

Voici la découverte qui a changé ma vie : Plus je laissais traîner un problème avant de le régler, non seulement plus je devenais anxieuse rien que d’y penser, mais aussi, on aurait dit qu’il grossissait de plus en plus. Jusqu’ à  littéralement devenir un mammouth que j’étais incapable de gérer et qui me menait  souvent à une méga crise d’angoisse.

Inversement, le fait de m’attaquer de front et dans un délai raisonnable à un problème, me cause de l’angoisse sur le moment, mais après, non seulement je me sens réellement mieux, mais mon estime de moi est meilleure. J’ai réussi à régler le problème avant d’en devenir  incapable.De plus, le fait de régler un problème sans procrastiner me donne du pouvoir sur celui-ci, avant qu’il ne devienne incontrôlable,ingérable!

 J’essaie donc maintenant d’avoir pour  habitude procrastiner de moins en moins. Il s’agit (dans la mesure du possible ) de régler les problèmes avant qu’ils ne m’empoissonnent carrément  la vie.

 P.S en ce qui concerne les tâches ménagères, j’ai encore une tendance à la procrastination, mais les conséquences sont moindres sur ma santé mentale. Les vieilles habitudes ne se changent pas comme ça du jour au lendemain.

Je vous laisse des vidéos à regarder pour vous aider. Le premier n’est pas vraiment aidant,mais très très drôle! (surtout si vous êtes comme moi du style procrastinateur). En anglais…désolée!

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L’enquête hystérique d’une anxieuse disjonctée!!!

 

C’était un soir de fin de l’hiver. Je vivais avec mon conjoint de l’époque et père de mes enfants. Si ma mémoire est bonne ,nous n’avions que ma fille qui devait avoir 2 ou 3 ans.

Donc ce soir-là, comme souvent (pour les mères qui travaillent et qui ont de jeunes enfants, c’était le marathon du deuxième quart de travail). Préparation du souper, souper, vaisselle, bain. Mon conjoint avait une réunion d’affaires ce soir-là vers 19:00. Il passe donc en vitesse soupe, se change puis repart.

La mystérieuse disparition

Moi, je continue le marathon et je couche ma fille vers 19:30. Je m’assois ( enfin !) sur le divan. Je ne sais pas pourquoi, mais je regarde dehors et remarque que la voiture de mon chum est encore là. Il est parti depuis une heure environ. (Ah! oui, j’ai oublié de vous mentionner que la cour est sur la glace bleue et les rues aussi, et  j’exagère à peine). Ça y est, mon cerveau est en mode panique. Il est peut-être tombé à côté de sa voiture (la fameuse glace).Il est inconscient, là tout près, souffrant certainement d’une commotion cérébrale et d’hypothermie au minimum.

J’essaie en vain de gagner la bataille contre mon mental qui me bombarde des pensées illogiques et abracadabrantes. Je tente aussi de trouver une explication logique, rationnelle au fait que sa voiture soit encore là . Croyez-moi ou pas, je n’en trouve aucune!!!Je n’ai plus accès à cette partie de mon cerveau où se trouvent habituellement les informations logiques.Mon cerveau est donc dans un brouillard et à mon grand désespoir, aucune idée logique ne vient illuminer cet épisode d’hystérie!

La seule façon de calmer la bête, c’est d’aller vérifier. Donc, je m’habille et je vais voir, rien. Il n’est pas à côté ,ni dans  la voiture, ni en dessous (eh oui, j’ai même vérifié, pour être certaine…) pas dans la rue non plus, dans le banc de neige…etc.

L’hystérie

Retour à la case départ (non je suis déjà trop inquiète pour revenir à la case départ). Je repars donc de 7,5 sur une échelle de 10.
Tout ce temps, je cherche une explication (logique) qui se refuse à venir. J’appelle son cellulaire, pas de réponse. Je laisse un message:Rappelle moi, TOUT DE SUITE!!! Il va penser qu’il y a quelque chose de grave, mais je dois être certaine qu’il est vivant et  en sécurité. Pour calmer ce monstre qui me gruge de l’intérieur , je dois ABSOLUMENT avoir une savoir. Je suis incapable de me raisonner et de me dire attends,calme toi.S’il y a vraiment quelque chose de grave tu vas le savoir bientôt! Non!*

Toujours pas d’appel. Je me souviens chez quel client il allait. Je trouve le numéro et j’appelle. Je demande à lui parler à tout prix. Lorsque je l’ai enfin  au bout du fil, au lieu d’être contente qu’il soit en vie, je lui fais tout un sermon. Sur le fait qu’il aurait dû me dire qu’il partait avec un collègue. Que moi je croyais qu’il y a avait quelque chose de grave et que je suis en panique, etc. Je suis littéralement hystérique(et cette fois je vous jure que je n’exagère pas). Le pire c’est que j’étais vraiment convaincue que tout était de sa faute. Après tout, il n’avait qu’à me mentionner ce détail IMPORTANT (il ne prenait pas sa voiture), et rien de tout cela ne serait arrivé.

La culpabilité et les regrets

Bien évidemment, dans les heures et jours qui ont suivi, en bonne anxieuse que je suis, je m’en suis voulu. J’ai repassé et revécu encore et encore la suite des événements dans ma tête. Je me demandais pourquoi la *&%?$$/$%?&  d’explication logique, la plus simple qui soit, la première à laquelle j’aurais dû penser, ne m’a JAMAIS effleuré l’esprit. C’est comme si mon cerveau m’avait trahi. En plus, j’étais certaine (et c’est un fait) que je venais vraiment de faire une folle de moi. Je m’en voulais pour ma réaction et pour mon manque de jugement.

Avec le recul

À ma décharge, je sais aujourd’hui que je n’étais à ce moment-là pas en état de réfléchir de façon logique. C’est vraiment extraordinaire l’anxiété (il s’agit ici de sarcasme!). Dans les moments où on aurait le plus besoin de tous nos sens et de notre extraordinaire capacité d’adaptation, tout cela nous abandonne et nous laisse seul au milieu d’une mer déchaînée. Comment voulez-vous arriver à avoir une bonne estime de soi? Et surtout,comment avoir confiance en soi quand on ne peut justement pas faire confiance à son propre corps (incluant le cerveau bien évidemment).

À cette époque ,j’étais vraiment incapable de tolérer l’incertitude. Je ne m’en rendais même pas compte.(C’est une chose que j’ai réalisé lors de ma thérapie). Je sais maintenant, que pour arriver à vivre avec notre anxiété,il faut apprivoiser l’incertitude et apprendre à vivre avec . Sinon, il sera extrêmement difficile d’arriver à gérer les périodes d’anxiété.

 

 

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Apprendre à danser sous la pluie!!!


Avez-vous remarqué dans les BD, lorsqu’on veut montrer qu’un personnage ne se sent pas bien (mentalement ,la plupart du temps) ,on met un nuage gris au-dessus de sa tête. Ce nuage le suit partout, mais personne ne le voit, (en tout cas personne n’en parle).

Il y a des jours, parfois des périodes plus ou moins longues, où je me sens comme un de ces personnages.

Être anxieux, c’est parfois sentir un nuage au-dessus de sa tête, mais sans savoir précisément pourquoi? Comme un sentiment de mauvais présage, une prémonition que le pire peut arriver. Mais quoi ? À qui ? Quand ? Comment ?

Il peut arriver que le nuage ne fasse que passer et qu’on arrive à force de respirations profondes, de yoga, de médiations et j’en passe à le faire disparaître ( jusqu’à la prochaine fois).

Parfois, le nuage est hypocrite. Il nous suit, mais il donne l’impression d’être bleu (un bleu pâle, mais bon). Son côté noir n’est pas très loin.

Je crois avoir trouvé l’explication dans cette phrase de J. Dugas (un psychologue de l’Université Concordia. ): «Ceux qui ont un trouble anxieux généralisé s’inquiètent quand ils ont des problèmes et s’inquiètent aussi quand ça va bien, car ils se disent que ça pourrait changer ». Dans le mille! Pour moi c’est vraiment ça. J’ai tendance à m’inquiéter aussi quand ça va bien. Comme si en m’inquiétant un peu tout le temps, je me prémunissais contre le pire, contre une grosse déception ou je ne sais trop quoi.

Bien sûr, en essayant de mieux gérer mon stress et en prenant ma médication, c’est beaucoup mieux. Il reste que parfois, quand ça va vraiment bien!

 

  • Il fait un soleil radieux

  • Ma chanson préférée passe à la radio (oui je l’écoute encore…)

  • Je suis en forme et en santé, ainsi que ma famille

  • Au travail, pas de nuages

  • Les enfants…tout est relativement bien

J’en passe, vous voyez le topo, vous savez de quoi je parle. Il s’agit d’un moment bénit, qui  pour tout le monde, peut avoir une durée relative. Je parle ici du MOMENT PRÉSENT. Oui celui que nous anxieux cherchons comme le Saint Graal.

Souvent ce fameux moment, on le gâche, justement parce qu’on se dit que ça ne va pas durer, que le vent va tourner. Comme si, on n’avait pas le droit de vivre un de ces moments précieux. Comme si, il nous était interdit de se « pèter les bretelles» un bref instant en se disant : Wow! La vie est belle!!! On s’imagine toujours que c’est à ce moment précis que bang! On va frapper un mur. Alors on n’ose jamais se réjouir vraiment, au cas où.

Pourtant, le changement fait partit de la vie. Rien ne dure éternellement. C’est vrai pour les bons moments, comme pour les mauvais. Dans les deux cas, j’essaie maintenant de me dire que c’est une chance, car quand ça va mal, il ne faut pas perdre espoir et se dire qu’avec de la patience ça va changer. Quand ça va bien, il faut arrêter de s’en faire en se disant que ça va changer et se mettre à faire de l’angoisse.

J’essaie plutôt de saisir le moment, d’en profiter pleinement et de faire  preuve de gratitude. Oui ça va changer. C’est une des certitudes de la vie.  Sauf que, si je suis incapable de profiter des bons moments de ma vie, je passerai donc celle-ci à ne vivre que de mauvais moments (réellement ou par anticipation).

Mon choix est fait. Je ne veux pas vivre avec ce nuage qui me suit. Les nuages font partie de la vie, et on dit toujours qu’après la pluie vient le beau temps. Je sais que c’est un gros cliché, mais j’ai décidé de m’en inspirer. Car justement, après des jours particulièrement pluvieux, je me dépêche de mettre le bout du nez dehors pour profiter de cette chance d’avoir un beau ciel bleu et un soleil radieux. Il ne me viendrait jamais à l’idée de rester à l’intérieur pour ne pas être trop déçue lorsque la pluie sera de retour!!!

Je termine avec cette citation de Sénèque : La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe. C’est d’apprendre à danser sous pluie!

Alors, chers anxieux, il est grand temps pour nous d’apprendre à danser sous la pluie !!!

 

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Des souhaits pour nous mères anxieuses et compagnie!!!

anxieusex1000(et mère imparfaite et anxieuse

En ce jour de la fête des Mères, je nous souhaite, mères anxieuses, angoissées, de nous donner le droit d’être si imparfaitement angoissées .De s’accepter ainsi et de tenter tous les jours,de faire de notre mieux avec ce que nous sommes. D’avoir autour de nous des personnes aimantes pour nous aider et nous supporter dans les moments plus difficiles , mais surtout de savoir demander de l’aide quand nous en avons besoin.

Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais c’est de montrer l’exemple à nos enfants ,afin qu’ils sachent eux aussi, qu’il arrive dans la vie que l’on ait besoin d’aide et qu’il ne faut pas rester ainsi seul avec ses problèmes.  Nos enfants auront ainsi un outil de plus dans leur coffre et sauront probablement mieux que nous quoi faire.

N’ayez pas peur de leur expliquer ce que vous avez. Ils sauront ainsi ce qui se passe si un jour il leur arrivait de vivre des moments d’anxiété. De plus, ils s’inquiéteront déjà moins que nous (en tous  cas moi…) qui ne savions pas ce qui se passait lorsque l’anxiété s’est pointé le bout du nez.

Finalement, mon souhait le plus cher, serait que nous réussissions à profiter pleinement des précieux moments que nous vivrons en famille (quelle que soit notre famille). Aujourd’hui, profitons du moment présent!!!

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Être ou ne pas être…en retard

Je peux compter sur les doigts d’une main (bon peut-être les deux…mais pas complètes…) les fois où j’ai été en retard dans ma vie.

Vous avez compris que je déteste être en retard. Je suis plutôt du genre à  partir plus tôt pour avoir du temps et ne pas me presser (et surtout ne pas angoisser parce que je risque d’être en retard si…et encore si….).

Alors, il m’arrive régulièrement d’être non pas à l’heure, mais à L’AVANCE…. parfois pas qu’un peu .

 

À l’avance  versus en retard

Quand on ne se permet pas d’être en retard…ni même juste à l’heure, il nous arrive donc de ruminer (oui ruminer c’est ce que font les anxieux (parfois)…..et les ruminants (toujours)…là s’arrête la comparaison!!!!) des pensées pas très jolies contre CEUX QUI SONT( TOUJOURS) EN RETARD!

On en vient même à se dire qu’ils font exprès pour nous faire %$ »//%&?. À croire que tous les gens en retard pensent à leurs « victimes ». Détrompons-nous ,ils ne pensent pas à nous eux…Ils sont dans le moment présent et arrivent toujours à rationaliser.

Voici ce qu’ils se disent:

  • ce n’est pas si grave que ça….

  • personne ne va mourir parce que je suis en retard….

  • la musique à la radio est super bonne..

  • après tout,il fait beau..

Voici aussi ce qu’ils ne font pas:

  • se demander ce que les autres vont penser d’eux s’ils sont en retard…

  • croire  que la fin du monde peut être déclenchée par un simple retard…

  • être en sueur ..

  • ne plus être capable de réfléchir…

  • se culpabiliser….

En ce qui concerne le hamster dans leur tête,voici les options plausibles:

  • Ils n’en ont pas (wow!!!!!Ça se peut?)

  • Il est soit:

a) plus paresseux

B) a une jambe cassée ou les deux

C) sa roulette est brisée

D) toutes ses réponses

Dans tous les cas,le constat est le même : Ils sont zen et nous pas!!!!

Voilà pourquoi nous continuons à êtres anxieux…et pas eux.Il y a là matière à réflexion !

N.B L’auteur de cet article ne veut en rien excuser les retardataires chroniques ( il s’agit sûrement d’une autre maladie mentale dont ce blogue ne traite pas!!!)

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